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Discorso conclusivo dell'Incontro "Femministe in movimento" - [IFE Italia]
IFE Italia

Discorso conclusivo dell’Incontro "Femministe in movimento"

Evry (Francia), 2/3 luglio 2011
venerdì 15 luglio 2011

dal sito "Osez le feminisme" www.osezlefeminisme.fr

testo in originale e tradotto da IFE Italia

in allegato l’appello in francese

Prononcé par Caroline De Haas, militante d’Osez le féminisme:

Un grand merci à nos partenaires, aux 44 associations ayant organisé cet événement comme aux nombreuses intervenantes et intervenants de ce week-end.

Avant d’en venir à l’objet de nos rencontres, je voudrais revenir sur un événement dont nous n’avons pas beaucoup parlé ici mais qui a beaucoup occupé les médias depuis quelques jours.

Sur cette affaire, nous continuerons à faire ce que nous avons dit depuis le début : « nous ne savons pas ce qui s’est passé ou non à New-York ». Je tiens à rajouter que s’il ne s’est rien passé, c’est une bonne nouvelle.

Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est parce que cette affaire a ouvert les vannes en France à un déferlement machiste sur nos écrans, réseaux sociaux et postes de radios. Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est pour rappeler la réalité des violences faites aux femmes en France. Réalité méconnue, notamment par celles et ceux qui détiennent aujourd’hui les pouvoirs. Si nous nous sommes mobilisées depuis 1 mois et demi, c’est enfin car des citoyennes, des citoyens, des femmes et des hommes vivant, travaillant, s’engageant dans ce pays ont exprimé un ras-le-bol du sexisme. Nous avons été un de leur porte-voix pour faire entendre leur exaspération et leur volonté d’atteindre l’égalité.

Nous avons donc été là depuis 1 mois et demi comme depuis des années pour dénoncer les inégalités et le sexisme dans lequel elles prennent racine.

Je le dis aujourd’hui : nous sommes toujours là et nous serons encore là demain.

Quelques soient les conclusions de l’affaire de New-York, si, dans les jours qui viennent, la tentation existait d’instrumentaliser un cas individuel pour décrédibiliser la parole de centaines de milliers de femmes qui en France, sont victimes de violence, nous serons là à nouveau pour le dénoncer.

Au moins 75 000 femmes adultes sont violées chaque année dans notre pays. Leur CV, leur passé, leur statut social ou leur couleur de peau importent peu. Il n’y a pas de mauvaise ou de bonne victime. Il y a en France 75 000 femmes qui vivent chaque année un acte sexuel forcé, une tentative de déshumanisation intolérable. Au moins 75000 femmes sont violées chaque année dans notre pays : lorsqu’on remet en cause leur parole, c’est notre parole à toutes qu’on dénigre. AU moins 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays : c’est la démonstration flagrante que nous vivons encore dans une société patriarcale, dans laquelle le contrôle sur le corps des femmes reste un enjeu de pouvoir.

J’en viens maintenant à l’objet de nos rencontres. 
Cet événement s’inscrit dans la lignée de plusieurs années de mobilisations féministes. Depuis 1 an, nous avons manifesté contre la réforme des retraites, les fermetures de centres IVG, le démantèlement du service public de la petite enfance. Dans tous les domaines, les mobilisations féministes ont été nombreuses : service droit des femmes, défense des maternités, défense des associations ou adoption d’une loi contre les violences.

Les femmes, l’égalité femmes – hommes et les féministes ont fait irruption sur la scène publique. Avec des rencontres « Féministes en mouvements », nous voulons dire : nous y sommes, nous y resterons.

Nous y resterons pour porter les exigences des femmes et des hommes engagés pour une autre société. Nous voulons adresser un message clair à toutes celles et ceux qui aspirent à diriger ce pays. N’envisagez pas un seul instant que vous pourrez venir au devant des citoyennes et citoyens présenter un programme politique de transformation de la société et réclamer leurs suffrages sans intégrer à chaque niveau l’égalité femmes – hommes : ça ne fonctionnera pas.

Si les droits des femmes restent un sous-paragraphe d’une note de bas de page, nous sommes condamnés à nous retrouver à nouveau avec les mêmes exigences dans 10, 20 ou 30 ans.

Pour atteindre l’égalité, le seul moyen est qu’elle devienne une priorité politique nationale. Cela passera par la création d’un ministère des Droits des femmes doté d’une administration dédiée. Cela passera par l’application des lois et l’adoption de mesures ambitieuses dans tous les domaines : égalité professionnelle, éducation, violence, parité… Nous ne nous satisferons pas de mesures cosmétiques. Les symboles (comme le nombre de femmes dans les CA du CAC40) sont certes importants mais si l’on pense que l’on va changer la société avec ce genre de mesures, on se trompe lourdement. En matière d’égalité professionnelle, la priorité n°1 doit être de s’attaquer à la précarité dans laquelle sont cantonnées des millions de femmes salariées. Enfin, pour atteindre l’égalité, il faudra donner des moyens aux associations qui se battent au quotidien sur le terrain et subissent de plein fouet à la fois les reculs du service public comme les restrictions budgétaires.

Nous le disons haut et fort : 2012 ne se fera pas sans nous !

Nous souhaitons adresser deux messages aux responsables politiques.

Le premier, à l’actuelle majorité et aux partis qui ont soutenu sa politique, l’UMP comme les partis du Centre. Depuis 2002, vous n’avez cessé de détricoter les droits sociaux collectifs, notamment les droits des femmes. Vous avez voté la réforme des retraite qui va faire basculer des milliers de femmes dans la précarité. Vous avez réformé l’hôpital public et fait reculer le droit à disposer de son corps. Vous avez refuser d’augmenter les salaires, notamment le SMIC, et maintenez ainsi délibéremment des millions de femmes dans une situation de dépendance économique. Vous avez fait reculer les services publics et laisser faire la loi du marché, la loi du plus fort, la loi de la domination.

Nous serons présentes dans la campagne pour le rappeler à chaque instant : vos politiques ont été une catastrophe pour les droits des femmes et pour l’égalité. Si vous revenez au pouvoir en 2012, nous nous mobiliserons pour vous imposer un changement de politique.

Le second message s’adresse à l’opposition progressiste : le Parti Socialiste, Europe-Ecologie Les Verts, le Front de Gauche, le Nouveau Parti anti-capitaliste, le Parti Radical de Gauche et tous les autres. Il existe une attendre très forte dans notre pays d’une alternative réelle aux politiques actuelles. Vous souhaitez l’incarner : très bien. Nous commençons à lire vos programmes : dans la plupart, l’égalité femmes – hommes est présente, avec des mesures ambitieuses. Nous voulons vous dire que nous ne nous satisferons pas d’une série de mesurettes ou de promesses. Nous attendons, nous exigeons un changement radical et immédiat. Nous refuserons d’entendre « nous n’avons pas les moyens, cela prend du temps ». Cela fait des millénaires que nous attendons : nous en avons assez. Les moyens sont là. Ce qui peut manquer, c‘est uniquement la volonté politique. Rassemblées aujourd’hui à Evry, nous vous le disons fermement : nous ne vous lâcherons pas.

Nous rendons public un texte qui a vocation à être lu, discuté, débattu, critiqué le plus largement possible. Utilisons-le, diffusons-le pour convaincre, recruter interpeller.

Il s’est passé quelque chose ce week-end à Evry : les nombreuses féministes présentes ici ont exprimé une détermination sans faille à transformer radicalement la société et la volonté de continuer à travailler ensemble, dans l’unité pour porter toujours plus haut la voix des femmes et de l’égalité.

Intervento conclusivo di Caroline De Haas, “Osez le feminisme” (Traduzione italiana a cura di IFE Italia)

Un grosso grazie alle 44 associazioni che hanno organizzato questo incontro e a tutte/i le/i numerose/i partecipanti. Prima di entrare nel merito del tema del nostro incontro, voglio ritornare su un avvenimento di cui non abbiamo molto parlato ma che è stato oggetto di moltissima attenzione mediatica nei giorni passati. Su questo avvenimento (l’”affaire” Strauss-Khan) noi continuiamo a pensare ciò che abbiamo sostenuto “ non sappiano cosa sia successo o non sia successo a New York”. Tengo a sottolineare che se non è successo nulla (cioè lo stupro non è avvenuto, ndr) meglio così. Se ci siamo mobilizzate su questa vicenda è perché su di essa ha ripreso vita nel nostro paese , a livelli differenti, uno spirito “machista” rilevante. Per questo abbiamo voluto ricordare le violenze contro le donne. Una realtà poco conosciuta soprattutto per coloro che, oggi in Francia, detengono il potere. Se ci siamo mobilizzate su questa vicenda è stato, infine, perché le cittadine e i cittadini, le donne e gli uomini che vivono, lavorano, si impegnano in questo nostro Paese ne hanno le tasche piene di sessismo. Noi abbiamo voluto far sentire la loro esasperazione e la loro volontà di raggiungere l’eguaglianza. Dunque noi abbiamo voluto denunciare le ineguaglianze e il sessismo per far sì che non possano radicarsi nella società. L’ho detto anche oggi: noi continueremo questo nostro impegno perché, indipendentemente da come si concluderà la vicenda di New York, noi impediremo che si utilizzi un caso isolato per strumentalizzare e screditare la parola di centinaia di migliaia di donne che in Francia sono vittime di violenza. Almeno 75.000 donne adulte vengono stuprate ogni anno nel nostro paese. Non contano il loro passato, il loro “curriculum vitae”, il loro status sociale o il colore della loro pelle. Non ci sono vittime “buone” o vittime “cattive”. 75.000 donne in Francia subiscono ogni anno una violenza sessuale, un tentativo di disumanizzazione intollerabile. Le violenze contro le donne sono la flagrante dimostrazione che noi viviamo ancora in una società patriarcale, nella quale il controllo sul corpo delle donne resta uno delle espressioni di potere. Ma veniamo al nostro incontro. Questo avvenimento si iscrive nella genealogia delle molteplici mobilitazioni femministe. L’anno scorso abbiamo manifestato contro la riforma delle pensioni, la chiusura dei centri di IVG, lo smantellamento dei servizi pubblici per l’infanzia. In tutti i territorio le mobilitazioni femministe sono state numerose: i diritti delle donne, la difesa della maternità, la difesa delle associazioni, l’adozione di una legge contro le violenze. Le donne, l’eguaglianza fra donne e uomini, le femministe hanno fatti irruzione sulla scena pubblica. Con l’incontro “Femministe in movimento” noi vogliamo dire : noi ci siamo e resteremo qui. Resteremo per sostenere le esigenze delle donne e degli uomini impregnate/I a costruire un’altra società. Vogliamo indirizzare un messaggio chiaro a tutte/i coloro che aspirano a governare questo paese. Non pensate nemmeno lontanamente di poter venire davanti alle e ai cittadini a presentare un programma politico di trasformazione della società e a chiedere il loro voto senza partire a qualsiasi livello dal principio l’eguaglianza donne/uomini : questo non funzionerebbe. Se I diritti delle donne restano il sotto-paragrafo di una nota a piè di pagina , saremmo condannate ad dover esprimere le stesse richieste e le medesime esigenze per I prossimi 10, 20 o30 anni. Per ottenere l’eguaglianza esiste un solo modo: essa deve diventare una priorità politica nazionale. Ciò non potrà passare dalla creazione di un Ministero per i diritti delle Donne con annessa struttura burocratica di supporto. Ciò può passare solo attraverso l’applicazione di leggi e l’adozione di misure ambiziose in ogni contesto: eguaglianza lavorativa, scuola, violenze, parità,… Non ci basterà un semplice make up. I simboli (come la presenza di donne in qualche organismo) sono certo importanti, ma se si pensa che basti questo genere di misure per cambiare la società, si sta prendendo un granchio. In materia di eguaglianza nel lavoro la priorità è quella di contrastare la precarietà a cui sono condannate milioni di donne lavoratrici. Infine, per ottenere l’eguaglianza servirà sostenere tutte quelle associazioni che sono impegnate quotidianamente sul territorio e subiscono fortemente il restringimento dell’intervento pubblico e la mancanza di finanziamenti. Noi lo diciamo con voce alta e ferma: il 2012 non si farà senza di noi. Vogliamo inviare due messaggi ai responsabili politici. Il primo all’attuale maggioranza e ai partiti che sostengono la loro politica; l’UMP ( l’Unione per un Movimento popolare, cioè il partito di Sarkosy , ndr) come i partiti di Centro. Dal 2002 non avete mai smesso di cancellare diritti sociali collettivi, specialmente i diritti delle donne. Avete approvato la riforma delle pensioni che trascina migliaia di donne nella precarietà. Avete riformato il sistema sanitario pubblico e avete ridimensionato i diritti all’autodeterminazione sul proprio corpo. Vi siete rifiutati di aumentare i salari,…, mantenendo in questo modo milioni di donne in una situazione di dipendenza economica. Avete diminuito i servizi pubblici e dato spazio esclusivamente alle leggi di mercato, alla legge del più forte e a quella della dominazione. Saremo presenti nella campagna elettorale per ricordarlo ogni minuto: le vostre politiche sono state una catastrofe per i diritti delle donne e per l’eguaglianza. Se nel 2012 tornerete al potere noi ci mobiliteremo per costringervi ad un cambiamento politico. Il second messaggio è indirizzato all’opposizione progressista : il Partito Socialista, Euroapa-Ecologia I verdi, il Fronte di Sinistra, il Nuovo Partito Anticapitalista, il Partito radicale di Sinistra e tutti gli altri. Esiste un’attesa molto forte nel nostro paese di un’alternativa reale alle attuali politiche. Voi desiderate incarnare questa attesa: molto bene. Cominciamo a leggere i vostri programmi : nella maggior parte di essi il principio dell’eguaglianza fra donne e uomini è presente, con delle proposte ambiziose. Noi vogliamo dirvi che non ci basteranno “misurine” o semplici promesse. Noi aspettiamo, esigiamo un cambiamento radicale ed immediato. Ci rifiuteremo di ascoltare parole tipo “non ci sono soldi, abbiamo bisogno di tempo”. Sono millenni che aspettiamo: ne abbiamo abbastanza. I modi ci sono. Ciò che può mancare è solo la volontà politica. Riunite oggi ad Evry noi ve lo diciamo chiaramente: non abbandoneremo la presa! Abbiamo elaborato un testo che verrà letto, discusso, dibattuto, criticato il più largamente possibile. Utilizziamolo, diffondiamolo per convincere, domandare, coinvolgere. E’ successo qualcosa questo fine settimana a Evry : le numerose femministe presenti hanno espresso la determinazione senza indugi a trasformare radicalmente la società, la volontà di continuare a lavorare insieme, nell’unità per diffondere sempre più fortemente la voce delle donne e dell’eguaglianza.


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15 luglio 2011
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