Warning: array_shift() [function.array-shift]: The argument should be an array in /web/htdocs/www.ifeitalia.eu/home/config/ecran_securite.php on line 283
IFE-EFI Europa incontra, a Tunisi, l' ATFD (Association Tunisienne des Femmes Démocrates) - [IFE Italia]
IFE Italia

IFE-EFI Europa incontra, a Tunisi, l’ ATFD (Association Tunisienne des Femmes Démocrates)

sintesi a cura di Lilian Halls-Frenche
sabato 19 novembre 2011 par ifeitalia

So we come again with the question: which and whose democracy is being prepared there? And we keep also in mind the determination of Tunisian people when they answer: we made a revolution; we can make another one!

Nous posons donc a nouveau la question: quelle démocratie prepare-t’on ? Mais nous gardons aussi présente à l’esprit la détermination du peuple tunisien quand il répond:” nous avons fait une révolution, nous pouvons faire un autre!”.....

English:

The results of the Tunisian elections have surprised and provoked a legitimate anxiety among the feminists and people fighting for democracy. How to understand this result? The campaign «To vote Ennahda is to vote for Allah and his Prophet» accompanied by fabulous promises, has touched a lot of people in a country destabilized by a deep economic crises and a climate of mistrust in the political sphere created by decades of dictatorship and corruption. Tunisians have voted Ennahda against Ben Ali in a context where the opposition has not been able to build a unified front offering a democratic alternative with a social, economic and political platform. It is important to know that more than half of the Tunisians of the age to vote did not participate to the elections.

But what is sure is that Tunisian people rely only on themselves to write their own history. The transition now can lead to the better as well as to the worse, especially for the women’s rights. It depends mainly on the capacity of the civil society not to let people be deprived from the fruit of their revolution. In this context women are playing a decisive role for the society to open towards a real and sovereign democracy.

The history has shown that in all the uprisings the rights and freedom of women are crucial stakes. Tunisian women don’t want to lose theirs. IFE-EFI renewed our full support and solidarity. Even if the feminist organisations have a strong voice in the society, the instrumentalization by the previous regime of the women’s rights as a shop window of an inexistent democracy, have created a lot of difficulties for them. There are now 49 women of the 217 members of the Constituent Assembly but 42 of them are belonging to Ennahda party.

Our partners and friends from ATFD (Tunisian Association of Democratic Women) told us that feminists have been attacked severely during the campaign and have been marginalised in the media. According the evaluation report made by the Monitoring Staff of the Media and presented on the 3rd of October in Tunis, only 5% of the media space has been dedicated to the women as political actors, while men have widely occupied the political stage. Less than 0,25% of the media space has been committed to the issue of equal rights of women and men during the campaign.

Now we have been explained that there is only one alternative for the political parties: either to leave Ennahda govern alone or to join them in a government of “national interest”. The major challenge that this government will have to face is to solve the demands of the people: democracy, bread and work. In this regards Ennahda has clearly chosen the liberal way of development, fitting the frame of “Arab States with Muslim identities”, as articulated by the Western governments and having USA as a major strategic ally.

So we come again with the question: which and whose democracy is being prepared there? And we keep also in mind the determination of Tunisian people when they answer: we made a revolution; we can make another one!

Français:

Les résultats des élections tunisiennes ont surpris et suscité une inquiétude légitime parmi les féministes et les personnes qui luttent pour la démocratie. Comment comprendre ce résultat? La campagne « voter pour Ennahda c’est voter pour Allah et son prophète» accompagnée par de fabuleuses promesses , a touché beaucoup de monde dans un pays déstabilisé par une crise économique profonde et un climat de méfiance à l’égard de la sphère politique créé par des décennies de dictature et de corruption. La population Tunisienne a voté Ennahda contre Ben Ali dans un contexte où l’opposition n’a pas été en mesure de construire un front proposant une alternative démocratique sur la base d’une plate-forme sociale, économique et politique commune. Il est important de savoir que plus de la moitié des Tunisiens en âge de voter n’a pas participé aux élections.

Ce qui est sûr, c’est que le peuple tunisien ne compte que sur lui même pour écrire son histoire. La transition peut maintenant conduire au meilleur comme au pire, surtout pour les droits des femmes. Cela dépend avant tout de la capacité de la société civile de ne pas laisser confisquer les fruits de la révolution. A cet égard les femmes jouent un rôle décisif pour que la société s’ouvre vers une démocratie réelle et souveraine.

L’histoire nous a montré que dans tous les soulèvements , les droits et libertés des femmes sont des enjeux cruciaux. Les tunisiennes ne veulent pas perdre les leurs . Nous leur avons renouvelé le plein soutien et la solidarité d’IFE-EFI. Même si les organisations féministes ont une voix qui compte dans la société, l’instrumentalisation par le régime Ben Ali des droits des femmes comme vitrine d’une démocratie inexistante, leur rend la tâche difficile. Il ya maintenant 49 femmes parmi les 217 membres de l’Assemblée Constituante, mais 42 d’entre eux sont membres du parti Ennahda.

Nos amies de l’ATFD nous ont dit que les féministes ont été très durement attaquées pendant la campagne et très marginalisées dans les médias. Selon le rapport fait par le comité de surveillance des médias et présenté le 3 Octobre à Tunis, seulement 5% de l’espace médiatique ont été consacrés aux femmes en tant qu’actrices politiques, alors que les hommes ont largement occupé la place . Moins de 0,25% de l’espace médiatique ont été dédiés à la question de l’égalité et des droits des femmes au cours de la campagne.

Il n’y a maintenant, nous a t’on expliqué, qu’une alternative pour les partis politiques: soit ils laissent Ennahda gouverner seuls où ils forment avec ce parti un gouvernement d ’«intérêt national». Le défi majeur auquel ce gouvernement aura à faire face sera de répondre aux exigences de la population: la démocratie, du pain et du travail. Le parti Ennahda a clairement choisi la voie libérale , conforme au cadre «États arabes d’’identité musulmane", tel que souhaité par les gouvernements occidentaux avec les Etats-Unis comme premier allié stratégique. Nous posons donc a nouveau la question: quelle démocratie prepare-t’on ? Mais nous gardons aussi présente à l’esprit la détermination du peuple tunisien quand il répond:” nous avons fait une révolution, nous pouvons faire un autre!”


Home page | Contatti | Mappa del sito | | Statistiche delle visite | visite: 213267

Monitorare l'attività del sito it  Monitorare l'attività del sito L’EUROPA CHE VORREMMO   ?

Sito realizzato con SPIP 2.1.1 + AHUNTSIC

POLITICA DEI COOKIES

Immagini utilizzate nel sito, quando non autonomamente prodotte:

Artiste contemporanee :
Rosetta Acerbi "Amiche" per la rubrica "amiche di penna compagne di strada" dal suo sito
Renata Ferrari "Pensando da bimba" sito "www.artesimia5.it" per la rubrica "speranze e desideri"
Giovanna Garzoni "Fiori" per la Rubrica "L'Europa che vorremmo" sul sito artsblog
Tutti i diritti su tali immagini sono delle autrici sopra citate

Pittrici del passato:
Artemisia Gentileschi "La Musa della Storia" per la rubrica "A piccoli passi" da artinthepicture.com
Berthe Morisot "La culla" per la rubrica "Eccoci" sito reproarte.com
Mary Cassat "Donna in lettura in giardino" per la rubrica "Materiali di approfondimento" "Sito Salone degli artisti"

Creative Commons License