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"Le travail invisible" di Virginie Godet - [IFE Italia]
IFE Italia

"Le travail invisible" di Virginie Godet

intervention de Virginie Godet au Séminaire IFE-Fondation G.Peri-Paris
martedì 3 agosto 2010

En préparant cette intervention, je n’ai pu m’empêcher de penser à deux femmes importantes dans ma vie, qui illustrent parfaitement mes propos. Il s’agit de mes deux grand-mères.

Le travail invisible En préparant cette intervention, je n’ai pu m’empêcher de penser à deux femmes importantes dans ma vie, qui illustrent parfaitement mes propos. Il s’agit de mes deux grand-mères. Dédée, ouvrière qui a renoncé à son travail pour élever ses neuf enfants, et a toujours été un pilier de la vie associative de son village. Je garderai toujours le souvenir des roses en papier de soie qui envahissaient la maison à l’approche du corso fleuri, et de son sourire, de son sens de l’accueil, de la soupe toujours prête sur un coin du poêle en quantités industrielles, au cas où les mômes inviteraient des copains à l’improviste. Et Denise, brillante universitaire, docteure en pharmacie, qui a toujours insisté pour qu’on dise qu’elle était pharmacien, parce que le la patronne, c’était elle. Elle disparaissait donc en tant que femme, derrière le prestige de la fonction. Rares encore étaient les femmes universitaires, de son temps. Quant au pharmacien, dans un petit village, c’était un membre de la « haute bourgeoisie », avec le médecin, le notaire, le curé et le châtelain. Ce soir, je me permet donc de leur dédier cette conférence, si vous le voulez bien.

Il y a donc deux invisibilités du travail des femmes, l’une réelle, l’autre symbolique. Deux invisibilités au moins, devrais-je dire. La première, c’est la somme du travail domestique, des soins aux personnes, enfants, parents âgés ou dépendants, et tout ce travail bénévole, qu’il soit associatif ou politique. Tout un travail qui se fait dans l’ombre, qui souffre d’un manque de reconnaissance, mais qui tient toute une société debout. La seconde invisibilité, c’est celle des femmes qui ont osé franchir le plafond de verre, et restent malgré tout cachées derrière la fameux « masculin générique » qui nomme leur fonction. Ces deux problèmes ne sont pas nouveaux, et il est pour tout dire énervant, agaçant de devoir encore et encore taper sur ce clou, de ne le voir s’enfoncer que de quelques petits millimètres, voire resurgir tout soudainement.

Dans la sphère économique, dans le monde associatif, dans le cadre de l’engagement politique (encore que dans ce cas, les comportements peuvent varier de parti à parti), la domination masculine (lâchons le gros mot, ça nous soulagera) continue à s’exercer. grâce au sentiment d’illégitimité qui touche encore trop les femmes, et trop souvent, cette capacité d’abnégation qui leur est inculquée par l’éducation. Il est alors facile de les laisser se cantonner toutes seules dans les tâches dont : « Vous voyez bien qu’elle les préfèrent »... Hum! Mais franchement, leur laisse-t-on la place pour exister dans d’autres fonctions, sans avoir à prouver bien plus que les hommes qu’elles pourraient aussi bien faire?

La question du travail invisible a déjà été traitée de nombreuses fois. On ne peut que citer l’excellent travail de Marilyn Waring, et son documentaire « Who’s counting?», où l’on apprend que les catastrophes écologiques ou humanitaires sont comptabilisées dans le calcul du PIB, parce qu’elles génèrent de l’activité économique, mais que les tâches domestiques et tout ce qui relève des soins non-rémunérés aux personnes ne le sont pas. Cela ne crée pas de richesses. Vous m’entendez bien: PAS de richesses! On peut d’abord se demander en quoi la valeur sociale ajoutée n’est pas une richesse... Mais la question n’est pas là. C’est bien d’argent qu’il s’agit. Cet argent qui est économisé ne circule pas! S’il ne circule pas, il ne sert à rien. Or on parle de environ 11000 milliards de dollars par an, pour l’ensemble de la planète (chiffres de l’ONU). On peut considérer aussi, de cette façon, que le PIB mondial augmenterait de 25 à 30 % si le travail domestique, les soins aux personnes, mais aussi les activités liées à l’agriculture de subsistance, étaient pris en compte. Mais alors, ne faudrait-il pas alors que cette somme de travail soit prise en charge par des personnes dont ce serait la profession, percevraient donc un salaire, paieraient des impôts, consommeraient, bref, feraient circuler l’argent?

Eh bien, comme toujours, c’est un peu plus compliqué... Parce que se pose la question de l’organisation de cette prise en charge. Publique ou privée? Un système mixte? Quel statut pour les travailleurs – dont on se doute, vu le secteur, qu’il seront des travailleuses? Si on laisse le privé occuper ce marché, il tombe sous le coup de la directive Services, dite Bolkestein, qui est en train d’être traduite dans les législations nationales – je sais que la France résiste pour le moment, mais le droit européen primant sur les droit nationaux, on ne pourra malheureusement assister qu’à un baroud d’honneur. Le système de chèques emploi-service, qui est en vigueur dans nos deux pays n’offre aux travailleurs qu’un sous-statut, avec un sous-salaire. Qui plus est, les personnes qui y ont recours font majoritairement partie des classes socio-économiques les plus élevées. Pour les autres, il n’est pas possible de se décharger d’un partie du travail domestique.

Il serait pourtant également important d’envisager le problème du vieillissement des populations comme une opportunité de création d’emplois à haute valeur sociale ajoutée dans le secteur des soins aux personnes, permettant à la génération des baby-boomers d’échapper à cette double contrainte de l’aide à apporter à leurs enfants, coincés dans leur carrière à cause du manque de place en crèches, et celle apportée à leurs parents parfois dépendants, faute de structures d’accueil spécialisées, ou permettant le maintient à domicile.

Créer des emplois, et dégager ainsi du temps pour permettre aux femmes de s’engager l’esprit libre dans la société, travailler, vivre pleinement leur citoyenneté, leur vie sociale et culturelle. En principe, l’idée est bonne. La mise en pratique coince encore et toujours!

De nouveau, ce constat est horripilant, et on a l’impression que, malgré les avancées des dernières décennies, même si tout change, en fait rien ne change. Aux hommes le travail de production, aux femmes, le travail de reproduction. Pas que la reproduction de l’espèce, celle de la force de travail. Et il m’est pénible de remarquer, en y regardant de plus près, que tant les hommes que les femmes sont encore marqués dans leurs comportements par le sceau du patriarcat, qui est une bestiole récalcitrante!

Je vais ici envisager la question du travail domestique par le biais des femmes vivant en couple, tout en sachant que la situation des familles mono parentales est encore plus difficile, puisque dans ce cas, tout partage des tâches serait impossible, et les finances pas toujours à même d’avoir recours à une aide rémunérée. Et il est évident que lorsqu’on parle de famille mono parentale, il s’agira d’abord de femmes seules.

Prenons un couple, les deux partenaires travaillant à temps plein (pour tout dire, bientôt un véritable cas d’école). Dans une situation idéale, la charge de travail domestique devrait se répartir équitablement. Mais d’après une étude récente de l’INSEE, le temps qui y est consacré journellement est de 1h12 pour l’homme et de 2h54 pour la femme, lorsque le couple n’a pas d’enfant. Lorsqu’ils ont un enfant, la répartition est de 1h38 pour lui, 4h04 pour elle. Ne parlons même pas des familles nombreuses! Il apparaît également dans cette étude que, après la naissance d’un éventuel deuxième enfant, le temps consacré par l’homme à son travail professionnel augmente. Et on se demande bien sur qui se reportera l’ensemble de la charge domestique, qu’il s’agisse de le faire, ou d’y penser: la trop bien connue charge mentale! Or, il n’y a aucune raison de penser que cet homme n’est pas capable d’effectuer des tâches domestiques, ni de s’occuper, a priori, de ses enfants.

Eh bien, force est de constater que si les jeux de pouvoir s’exercent dans la sphère professionnelle, souvent aux avantage des hommes (qui, faut-il le rappeler, exercent plus souvent les fonctions à responsabilités, qu’ils soient contremaîtres ,chefs d’équipe ou directeurs, et gagnent à fonction équivalente 30% de plus en moyenne que leurs collègues féminines), il existe une forme de reconquête du pouvoir par la femme dans la sphère privée, qui infantilise le compagnon. Et que celle qui n’a jamais levé les yeux au ciel en lançant un « Mais enfin, c’est n’importe quoi, laisse-moi faire » exaspéré me jette la première pierre pour oser dire cela. A chacun donc, son illégitimité, son terrain d’incompétence. La solution? Lâcher du lest... Simplement lâcher du lest! De la même façon que les femmes ont dû se frayer un chemin, parfois à la hachette, dans la sphère publique, le nouveau défi des hommes est la conquête de la sphère privée...

Il n’est pas impossible que ce double jeu de pouvoir soit aussi de mise dans l’associatif, et dans la militance politique, en tout cas à la base. Plus jeune, j’ai milité à la LCR, et au sein d’Attac. Eh bien, les femmes se cantonnaient au travail intellectuel qui relevait des matières dites compassionnelles: lutte pour les sans-papiers, questions de santé, de droit de la famille, questions sociales de terrain... Et bien entendu, l’égalité entre femmes et hommes, qui est avant tout une affaire de gonzesses, tout le monde le sait. L’économie, l’Europe, l’international, l’environnement? « Laissez ça aux spécialistes »...Majoritairement masculins... Plus à même d’aborder les questions pointues? D’ici à y voir un symbole phallique... Hum, il y a une étape qu’a manifestement franchi mon esprit mal tourné, mais qui n’a pas convaincu mes petites camarades. Par contre, toutes les activités pratico-pratiques, l’organisationnel, la logistique, c’était le boulot des filles, et on n’aimait pas voir les mecs y fourrer leur nez (comment? Ils ne nous faisaient pas confiance?), ou leurs grosses pattes forcément maladroites. La révolution était en marche. Qu’ils montent à la tribune ou sur les barricades, nous, on les ramasserait pour les soigner,et en attendant, on ferait les sandwichs et le café... Caricatural? Sans doute, et j’ai pourtant l’impression d’à peine exagérer. Mais les choses changent, et si l’on ne sait toujours pas si notre camarade David est enfin capable de faire un café correct, grâce à la parité obligatoire et au système dit « tirette stricte » en vigueur en Belgique, Céline Caudron, une des anciennes « Barbies illuminées » - nom de la commission « femmes » de la LCR belge- s’est retrouvée en tête de liste aux élections européennes de 2009. Une candidate de très grande valeur... Et qui maîtrisait parfaitement tous les dossiers, même les plus ardus, même les plus arides, même ceux qui ne relevaient pas du compassionnel.

Au sein d’Ecolo, nous rencontrons aussi certains problèmes de cet acabit. Nombreuses sont les femmes de valeur dans nos rangs. Les militantes se mettent en quatre pour le parti. Que ce soit au sein de la Green Team, pilier des Rencontres Ecologiques d’Eté, notre université (un nouveau membre fit cette remarque l’an dernier: « mais, il n’y a que des femmes ici? ») sans qui se serait, euh, encore plus le foutoir, lors des campagnes électorales, sur les marchés, lors d’actions ponctuelles comme la Saint Valentrain ou l’anniversaire du petit Kyoto, elles sont partout, au four et au moulin. Elles participent aux commissions thématiques internes, son déléguées dans les organes décisionnels internes , comme le Conseil de fédération, abattent avec plaisir un travail de forçat, souvent bénévole. Dans la structure du parti, elles sont partout dans les fonctions d’appui technique. Mais lorsqu’il s’agit de se présenter pour les élections, ou d’être intervenante dans un panel pour un congrès, hop, tout le monde disparaît. Restent évidemment les figures perçues comme légitimes, mais quel gymkhana de trouver les primocandidates! Pourquoi? Elles ne sentent pas légitimes, pas assez compétentes, et pratiquer ce sport de combat qu’est la politique politicienne les refroidit un peu. Qui plus est, elles sont souvent là non pour accéder à une quelconque forme de pouvoir, mais bien pour défendre des idées, une cause, quelque chose de bien plus grand qu’elles. Autant dire que peut se présentent alors pour des mandats d’administratrices, alors que, de nouveau pas de secret, là où il y a le fric, il y a le pouvoir. Le fric... ou le prestige, quand il s’agit d’être conférencières... Occasion où le schéma se répète: matières sociales, enseignement, santé, des expertes se révèlent; économie, justice, climat, on sait que les expertes existent... Il semble qu’elles aient été aspirée dans un trou noir situé aux abords de la tribune.

Pour parvenir à lever ces blocages culturels, il n’y a pas de secret. La première chose est d’en prendre conscience. La deuxième de les analyser, de déconstruire le processus. Tout mettre à plat, et enfin accepter de changer. Cette nouvelle étape sur la route de l’égalité ne sera pas plus facile que les autres, mais nous nous trouvons en face de changements qu’il n’est pas possible de décréter, qu’il faudra construire patiemment, tout en affrontant les retours de bâton qui frappent les avancées qui semblaient déjà acquises. Qui le semblaient tellement qu’on en oublie qu’elles ont été conquises de haute lutte.

C’est ainsi que j’en viens à la deuxième forme d’invisibilité, qui touche les femmes qui sont parvenues à pulvériser le plafond de verre, se pensant légitimes et compétentes, prenant pleinement leur place au soleil. Et là, pouf, c’est en tant que femmes qu’elles disparaissent. Madame le président-directeur-général, Madame le ministre, Madame le conservateur... habitude bien ancrée, habitude à perdre... D’autant qu’elle est plus que douteuse au niveau grammatical.

J ’ai voulu ajouter ce sujet à mon intervention, parce qu’il me semble que la France est le pays le plus rétif à la féminisation des noms de fonctions et de professions. Au point que l’Académie française a lancé, il y a quelques années, sa petite « fatwa » contre la Communauté Wallonie-Bruxelles qui venait de prendre un décret ( décret du 21 juin 1993, arrêté d’application pris le 13 décembre) à usage des administrations sur cette même féminisation. Jean Tordeur, membre de l’Académie royale des Arts et Lettres, président du Conseil Supérieur de la Langue française, linguiste distingué, ne s’est pas gêné pour envoyer paître Maurice Druon, qui s’était permis de critiquer les décisions belges au travers d’une lettre ouverte. D’abord parce qu’il était hors de question de subir un quelconque colonialisme de la langue (encore moins lorsqu’on est la terre de Grévisse). Ensuite, parce que ce décret avait été rédigé avec l’appui technique de linguistes, personnes qui connaissent donc leur affaire, et savent que toute langue est appelée à évoluer, entre autre en fonction des évolutions de la société... Dans ce cas, il est d’ailleurs assez drôle de noter que la féminisation sans complexe des noms de métier serait en fait... un retour au Moyen Age, époque où l’on était par exemple apothicairesse, mireuse...

La résistance à cette féminisation, ne nous leurrons pas, n’est donc pas d’ordre grammatical (le genre masculin serait non marqué... oh la belle excuse, qui arrange bien du monde), mais bien idéologique. Plus la fonction est prestigieuse, moins on cherchera à la féminiser. Je garde bien évidemment à l’esprit l’exemple de ma grand-mère (la pharmacienne, c’est la femme du pharmacien, et moi, je suis « baas in eigen beurs », comme on dit en flamand, ce qui peut se traduire par « c’est moi qui tiens les cordons de la bourse »). De même que pour beaucoup, l’ambassadrice, c’est la dame en robe du soir qui offre des rochers en chocolat sur la terrasse pendant les réceptions, et non le diplomate. Or, cette perception est historique, c’est à dire inscrite dans le temps. Si l’on décrète que la diplomate est ambassadrice, d’ici quelques années le préjugé sera levé (et ce sera un monsieur en smoking qui demandera aux invités « avez-vous goûté nos rochers en chocolat? »).

J’aimerais prendre comme autre exemple celui d’Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuelle de l’Académie, justement. Elle exige qu’on l’appelle « Madame LE secrétaire perpétuel »... Outre que madame LE, ça ne va très bien ensemble (mais elle n’est pas linguiste, elle est historienne... A moins qu’elle désire être désignée comme historien?), elle pose comme argument que la secrétaire et le secrétaire, ce n’est pas tout à fait la même chose. En gros, la secrétaire, ça fait subalterne, et pour tout dire, potiche. Fort bien, mais dans ce cas, il serait bon de lui rappeler qu’un secrétaire, c’est aussi un meuble. Mais il n’y a peut-être pas là de quoi bouleverser une femme qui à sa mort se transformera en fauteuil, sort de tous les académiciens.

Des règles grammaticales simples, ainsi que des listes terminologiques, sont à présent accessibles à toutes et tous pour féminiser les noms de fonctions. En pratique, c’est donc d’un point de vue idéologique que les blocages subsistent. Idéologiques, pas esthétiques. Combien de fois entend-on: « Ah non, écrivaine, c’est moche, et puis il y a vaine dedans ». Et dans écrivain, il n’y a pas vain ? Et quand bien même certains féminins prêteraient à rire, n’ont-ils pas des synonymes? Cafetière vous gène? Bistrotière fera peut-être l’affaire. Mais souvenons-nous que, s’ils prêtent à rire maintenant, l’usage s’installant, l’effet s’estompera. Ce qui est heurté, ce sont nos habitudes. Rien que nos habitudes.

Il est plus qu’important, donc, que les femmes arrivées à des postes prestigieux insistent pour que le nom de leur fonction soit féminisé. Qu’elle y apparaissent en tant que femmes, non ayant accédé à une fonction masculine, mais bien exerçant une fonction accessible également aux femmes. Conservatrice, rectrice, rédactrice en cheffe, sénatrice, doyenne de faculté (qui n’est pas plus vieille que le doyen pour la cause), première ministre, chancelière, procureuse ou procureure, présidente de telle ou telle cour de justice, ce qui importe, c’est leur visibilité. Qu’elles soient visibles dans ces fonctions, qu’elles les assument pleinement tout en assumant aussi pleinement leur état de femmes. Qu’elles arrêtent de s’effacer derrière ce masculin générique, ce genre prétendument non marqué. Et que les bien pensants, les soi-disant mieux pensants en tous genres, cesse de donner la leçon, cessent avec les « ça ne se dit pas »... ça ne se dit pas encore, ça se dira, si on arrête de se voiler la face et d’utiliser des arguments spécieux.

Cette double invisibilité, celle de ce travail de chaque jour, qui tient debout l’économie, la société, les entreprises, les associations, les partis, celle de ces femmes qui ont atteint des fonctions de prestige, n’est pas nouvelle. Il s’agit avant d’une question de reconnaissance. Reconnaissance d’un travail, reconnaissance de l’importance qu’il revêt dans le monde. Que toutes et tous prennent conscience que ces petites tâches du quotidien sont celles qui rendent ce quotidien possible. Reconnaissance de ces femmes en tant que femmes, en tant que modèles pour celles qui les suivront. Dans ce cas précis, il semble que, si le premières à accéder à une fonction insistent encore pour disparaître derrière cette fonction, celles qui leur succèdent ont à cœur d’en féminiser l’appellation. J’espère que cette tendance va aller en se généralisant.

Virginie Godet référente IFE Belgique assistante parlementaire EKOLO Séminaire IFE-Fondation Gabriel Péri 8 fev. 2010


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